LA grande tendance en matière de vélo, c’est le VAE. Le marché du vélo à assistance électrique, VAE, a littéralement explosé en quelques années. Du vélo électrique asiatique bon marché au VTT helvétique haut de gamme, en passant par un pliable, un quasi cyclomoteur ou un moteur à installer sur un vélo standard, il y en a pour tous les goûts, les budgets et les types d’utilisateurs. Il ne manque que des infrastructures de qualité.
Il s’est vendu l’an passé en Suisse plus de 23′000 vélos électriques, sept fois et demi plus qu’en 2006… une évolution parfaitement illustrée par la trajectoire de Marc-Antoine Chavaillaz. En quatre ans, Locoémotion est passé du corridor d’un appartement au Val-de-Travers à une petite surface commerciale à Saint-Aubin et désormais 160 m2 à Corcelles. “Au départ on avait plutôt des personnes d’un certain âge qui utilisaient le vélo pour le loisir. Aujourd’hui, le panel s’est élargi. Le vélo électrique est devenu un utilitaire. On l’utilise pour aller travailler, pour aller faire des courses, pour emmener un enfant à l’école”. Pour Bruno Chevrey, gérant du Stromer Store de Genève, aujourd’hui les performances de certains vélos à assistance électrique - jusqu’à 50 km/heure et 70 kilomètres d’autonomie - lui permettre de remplacer voiture ou scooter pour les trajets entre le bureau en ville et le domicile à l’extérieur.
Les nouveaux cyclistes veulent plus de confort
Les utilisateurs de VAE ont d’autres besoins que les cyclistes “traditionnels” : des stations de recharge, c’est évident, si possible sécurisées. Et comme ils peuvent rouler plus vite, ils souhaitent pouvoir dépasser. “Il faut des pistes cyclables suffisament larges, des stationnemnts sécurisés - idéalement des parkings à vélos surveillés - et bien entendu des stations de recharge” souligne Manon Giger, la coordinatrice romande de l’association Pro Vélo. Ce mois de juin est le mois du travail à vélo (bike to work) : en Suisse, quelque 50′000 personnes dans plus de 1′200 entreprises participent à cette action organisée par Pro Vélo.
Critères de choix
L’offre devenant pléthorique, il devient de plus en plus difficile de choisir un VAE. Pour les professionnels, le plus important c’est de déterminer précisément l’usage que l’on veut en faire. On ne choisira pas le même vélo s’il est destiné aux loisirs, pour transporter des courses où si on va l’utiliser tous les jours pour se rendre sur son lieu de travail. Autre critère important : la topologie du terrain. on choisira un système d’assistance différent selon que l’on habite Lausanne ou Genève, Martigny ou Neuchâtel. Sans oublier le budget. A prendre en compte encore : l’autonomie, le service après-vente et la garantie, notamment sur la batterie… - il faut compter entre 800 et 1000 francs pour une batterie supplémentaire - une garantie qui varie d’une année jusqu’à trois ans pour le Stromer, le vélo électrique du fabricant alémanique Thoemus, conçu en collaboration avec les hautes écoles de Berne et Lucerne.
Les commentaires ne sont pas ouverts sur cet article.