Biosphère
Swiss Fresh Water permettra de dessaler 50 litres d'eau par heure.
Swiss Fresh Water permettra de dessaler 50 litres d'eau par heure.
Swiss Fresh Water permettra de dessaler 50 litres d'eau par heure.

Swiss Fresh Water, de l’eau potable pour tous

Biosphère revient sur les problèmes d’eau potable avec Swiss Fresh Water, un système de dessalement d’eau de mer, made in Switzerland, qui permet d’obtenir 50 litres d’eau potable par heure…

Rien à voir avec les usines de dessalement, ni même le système de SwissInso présenté  il y a une quinzaine de jours. Swiss Fesh Water c’est 400 à 1′200 litres d’eau par jour, selon le type d’alimentation, entre deux et quatre panneaux photovoltaïques avec ou sans batteries, un système de la taille d’une fontaine à eau, à osmose inverse, , simple à utiliser. “Elle est vraiment destinée à être utilisée par quelqu’un qui n’a aucune formation” souligne Renaud de Watteville, le créateur et promoteur du Swiss Fresh Water. Il y a une position “on”, une “off” et une “lavage automatique”. La machine s’auto-régule complètement. Il n’y a aucune intervention à faire. Elle travaille toute seule. L’entretien de la machine sera confié à des centres régionaux. Mais l’état de chaque machine - notamment la pression et le débit - sera connu sans même avoir à se déplacer, grâce à un système de télémétrie.

Première machine début 2012

Deux nouveaux prototypes seront testés en conditions réelles en Méditerranée fin juin, puis en Afrique cet automne. Les premières machines seront vendues en début d’année prochaine aux alentours des 5′000 dollars. Le prix pourrait diminuer de moitié avec l’industrialisation du système. “Aujourd’hui, un litre d’eau produit avec la machine revient à 0,8 centime, y compris la machine, les panneaux solaires, l’amortissement et  l’entretien. On passe à 1 centime avec le salaire des personnes qui travaillent avec notre machine”.

A micro dessalement, micro finance

Avec 50 litres d’eau à l’heure, Swiss fresh Water est destiné aux familles, à une communauté,  un village. Le système sera le plus souvent, acheté grâce à des micro-crédits. “Toute la problématique c’est de savoir comment est-ce que des gens de peu de ressources parviennent à acheter une machine qui, à terme, peut solutionner des problèmes de base comme celui de l’eau, de façon relativement bon marché, mais sans avoir de solutions pour la financer” explique Cédric Lombard, spécialiste de la micro-finance. “C’est là qu’intervient la solution de la micro finance”. C’est cette implication des communautés locales dans la distribution, la gestion et la maintenance, mais aussi la machine elle-même, qui ont déjà été primées à trois reprises, notamment par le Coup de pouce de la Fondation du Docteur Liechti. Pour Renaud de Watteville, le succès de Swiss Fresh Water à long terme se mesurera au nombre de micro-entreprises qui se seront crées autour de la machine.

Le plus grand défi du 21ème siècle

“L’intérêt de cette solution c’est qu’elle est énergétiquement autonome et qu’elle peut traiter une certaine quantité d’eau” souligne François Münger, chef de la section Initiatives Eau à la Direction du développement et de la coopération du Département des affaires étrangères. “L’accès à l’eau douce pour l’agriculture, à l’eau potable, pour la consommation, c’est le défi majeur de l’humanité pour 21 ème siècle”. Un milliard de personnes n’ont pas du tout d’accès à l’eau potable. Un enfant meurt toutes les 20 secondes par manque d’eau potable, d’assainissement ou d’hygiène.  C’est l’équivalent de la ville de Berne qui disparaît chaque semaine.

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