Le vendredi 5 mars 2010, Sarah Dirren s’introduit dans un laboratoire de haute sécurité à l’Institut suisse de Virologie et d’Immunoprophylaxie (IVI), dans le canton de Berne. Cet institut étudie l’apparition des maladies émergentes chez l’animal et l’homme. Le reste de l’équipe d’Impatience mène l’émission en direct, devant les portes du laboratoire. Nancy Ypsilantis et Lucile Solari sont en compagnie de Lukas Perler, responsable des maladies animales et chef de la cellule de crise en cas de risque sanitaire majeure auprès de l’Office vétérinaire fédéral (OFV).
Comment lutter contre les épizooties, fièvre aphteuse, maladie de la langue bleue, fièvre Q, ou peste bovine éradiquée depuis peu ? C’est la tâche notamment de l’IVI, un travail de diagnostic des maladies animales mené en étroite collaboration avec les agriculteurs. Travail de prophylaxie et de recherche également sur les virus émergents. La manipulation des virus est réalisée au laboratoire P3, dans le quartier de haute sécurité, séparé des autres lieux d’abattage, de décontamination ou de recherche. Immersion totale dans ce labo P3 avec Valérie Chaignat, chargée de communication à l’OVF et guide d’une journée de Sarah Dirren.
De l’autre côté des murs du laboratoire de haute sécurité, Lucile Solari explore les bactéries laitières à la station agroscope de Liebefeld-Posieux (ALP). Pour fabriquer des produits laitiers, le lait seul ne suffit pas. Il faut ajouter des microorganismes: des bactéries qui transforment le lactose en acide lactique et autres produits de fermentation, et participe à la formation de l’arôme.
A la station ALP, les ingénieurs agronomes cultivent des milliers de ces bactéries et les sélectionnent en fonction de leur “spécialisation”. Des cultures proposées aux producteurs de fromages qui proviennent d’une activité de recherche centenaire. La plupart des cultures produites aujourd’hui ont été récoltées il y a 20 ou 30 ans dans les fromageries suisses. Comment ces bactéries sont-elles cultivées, sélectionnées et surveillées ? C’est ce que Lucile Solari a voulu comprendre en visitant le laboratoire de ALP en compagnie de Déborah Rollier, ingénieure agronome.