Objectif Terre
Suisse paradis tropical
Suisse paradis tropical

Suisse paradis tropical

Nous sommes en Suisse, quelque part dans l’arc jurassien, il y a 140 millions d’années. A cette époque, la Suisse, comme tout le continent européen, bénéficie d’un véritable climat tropical. A perte de vue, il y a la mer. Quelques îlots de terre, avec leurs plages de sable, des forêts de conifères et des bouquets de fougères. Il fait chaud, plus de 30 degrés.

Des tortues marines, des poissons, des requins et des crocodiles peuplent les eaux de cette mer qui s’étend des terres indiennes aux confins de l’Angleterre. Sur les crêtes des terres émergées, il est possible d’apercevoir quelques troupeaux de dinosaures.

Il y a environ 230 millions d’années, le vaste et unique continent que formait la Pangée se divise en deux ensembles continentaux: Laurasia et Gondwana, séparés par la mer Téthys dont la terminaison occidentale est l’actuelle Europe du Sud et l’Afrique du Nord.

De cette époque lointaine, il nous reste aujourd’hui de nombreux témoignages sous forme de fossiles, mais également sous forme de halite, un minéral composé de chlorure de sodium et qu’on appelle plus communément sel gemme.

Lucile Solari s’est rendue sur les traces de cette Suisse tropicale dans la région de Porrentruy (JU) en compagnie des paléontologues Jean-Pierre Berger et Jean-Paul Billon-Bruyat.

Sur le tracé de la Transjurane, les fouilles permettent de mettre au jour de nombreux vestiges de tortues marines, quelques squelettes de crocodiles, et surtout d’impressionnantes empreintes de dinosaures, témoins de la présence de ces animaux préhistoriques dans l’arc jurassien.

BONUS AUDIO: le paléontologue Jean-Pierre Berger explique le déroulement des fouilles

Du côté du bassin lémanique, c’est le Salève qui est, pour les géologues, un excellent marqueur du temps: il se lit comme un livre ouvert grâce aux strates géologiques qui y sont bien visibles.
Rien n’échappe à l’oeil exercé d’Andreas Strasser, spécialiste en sédimentologie et professeur au Département de Géosciences, Géologie et Paléontologie de l’Université de Fribourg.

Michel Marthaler, géologue et professeur associé à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne, est l’invité en direct d’Impatience. Il explique pourquoi et comment le sel gemme s’est déposé dans notre sous-sol.

Alors que Patrick de Wever, géologue au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, nous raconte, au micro d’Emmanuel Gripon, les étapes de l’exposition Aux Sources de la Terre, à visiter au Jardin des Plantes. Un dossier de Lucile Solari.

http://podcast.rsr.ch/media/blogs/terre/fouille-courtedoux.flv

Ecoutez l’émission Impatience du vendredi 7 novembre 2008

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